25.08.2011
Comment lire (le nom de) Steve Jobs ?
De toujours le calembour à l’impératif -bill gates !- invite l’esprit à trouver l'angle où brillerait dans le rôle d’illustrer obéissance “coupable”, la fameuse réussite des entreprises du sieur homonyme, Bill Gates. A force d'observer distraitement Bill Gates, je me suis pourtant aperçu à ce propos d'une chose. Ce qu’il y a de plus spécifique à l'approche Gates et Microsoft, en matière de marketing logiciel, se trouve en fait particulièrement mal peint par cet impératif dans le nom de Bill Gates.
Explication: à mes yeux Microsoft a en propre tracé de nouveaux métiers ou plus exactement des nouvelles frontières de métiers, cela en proposant des produits complémentaires autour d’un arbitraire commun. L'exemple entre tous, a été dans les années 90 la répartition par Microsoft des programmeurs entre programmeurs Visual Basic et programmeurs C++, partageant les idiosyncrasies ou l'arbitraire des librairies communes à ces deux langages.
Dans ce tableau les librairies communes apparaissent de prime abord correspondre aux portes - aux gates en Bill Gates . Mais ces portes-là ne font pas partie des promesses du produit facturé individuellement, elles sont livrées en bonus lorsqu’on acquière plusieurs produits en équipe. Il s’agira donc au mieux non pas de billed gates, mais d’unbilled gates. Plus abstraitement dit, il y a contresens. Et plus psychologiquement dit, l’on devine que Gates se serait attaché à construire son oeuvre tout en préférant faire mentir son nom à lui obéir*, toutes choses égales par ailleurs. Logique pour quelqu’un d’intelligent et capable.
Et que dire de Steve Jobs ? Il est en fait clair que Steve Jobs a obéi à l’injonction bill gates!, bien plus caricaturalement que Bill Gates lui-même ne le fit jamais. Et dans le nom de Jobs apparaît symétriquement l’allusion au travail et possiblement aux frontières de métiers dont j'ai plus avant prêté l’innovation à Bill Gates.
Ne serait-il pas fun de peindre Bill Gates et Steve Jobs comme obéissant chacun à l’injonction contenue dans le nom de l’autre ? Il ne manque à cela qu’un verbe à définir dans la langue anglaise, le verbe to steve. Avec le sens que to steve jobs signifierait d’agir sur les jobs comme Bill Gates l’a fait - en inventant de nouvelles frontières de métiers par le biais de destiner des produits complémentaires à des professions distinctes.
L’intérêt de ce verbe? Autoriser pour le moins un tube qui le vanterait par la rhume, Jobs billed gates after Gates steved jobs. Ou une variation.
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Post-Scriptum : Une curieuse coincidence, une heure après avoir écrit cette note je découvre dans ma boîte gmail ce spam qui par exception passe les filtres jusque dans mon "inbox"
12:30 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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